Dans de nombreux secteurs – CSE externalisé, photocopieurs, imprimantes, solutions bureautiques ou location de matériel – une durée de contrat revient systématiquement : 48 mois.
Présentée comme une norme du marché, cette durée cache en réalité une stratégie commerciale bien rodée, rarement expliquée aux entreprises.
Derrière un loyer mensuel “acceptable” se dissimulent souvent des tarifs excessifs, peu transparents et difficiles à renégocier.
👉 Voici pourquoi ces contrats de 48 mois sont si répandus… et pourquoi ils coûtent cher aux entreprises.
🎯 1️⃣ Diluer un prix excessif sur la durée
La première raison est simple : rendre acceptable un prix trop élevé.
En étalant le coût sur 48 mois :
- la mensualité paraît faible,
- le décideur se focalise sur le loyer,
- le coût total réel est rarement analysé.
👉 Résultat : sur 4 ans, l’entreprise paie parfois 2 à 3 fois la valeur réelle du matériel ou du service.
🔒 2️⃣ Verrouiller le client et empêcher la remise en concurrence
Un engagement de 48 mois permet aux prestataires de :
- sécuriser leurs revenus sur le long terme,
- empêcher toute remise en concurrence,
- rendre la sortie du contrat complexe et coûteuse.
Les clauses de résiliation anticipée prévoient souvent :
- le paiement des loyers restants,
- des pénalités supplémentaires,
- voire la facturation du matériel à un prix surévalué.
👉 L’entreprise reste captive, même si le service ne correspond plus à ses besoins.
💰 3️⃣ Financer des commissions commerciales élevées
Dans ces secteurs, les modèles commerciaux reposent sur :
- des commissions importantes versées dès la signature,
- des objectifs de volume,
- une logique de vente à long terme.
👉 Le contrat de 48 mois garantit au prestataire de rentrer dans ses frais, même avec un prix gonflé.
Plus la durée est longue, plus le tarif peut être élevé sans que cela ne se voie immédiatement.
🖨️ 4️⃣ Le cas des imprimantes et photocopieurs : un piège classique
Les contrats d’impression sont parmi les plus problématiques.
Ils combinent souvent :
- un matériel surdimensionné,
- un coût à la page élevé,
- une maintenance intégrée opaque,
- un engagement ferme sur 48 mois.
👉 Dans de nombreux cas, les entreprises découvrent trop tard que leur contrat leur coûte 30 à 60 % plus cher qu’une solution optimisée ou mutualisée.
🧾 5️⃣ CSE externalisé : même logique, autre forme
Les plateformes de CSE externalisé appliquent une logique similaire :
- coût réel faible par salarié,
- valeur perçue élevée,
- engagement long pour éviter toute comparaison annuelle.
👉 L’entreprise reste engagée même si l’utilisation par les salariés est faible ou si l’offre n’évolue pas.
⚠️ 6️⃣ Le vrai problème : le coût total est rarement expliqué
Dans la majorité des cas :
- le TCO (coût total sur 48 mois) n’est jamais mis en avant,
- les options sont figées,
- les besoins de l’entreprise évoluent, mais le contrat non.
👉 Le problème n’est pas la durée en soi,
👉 c’est le prix réel caché derrière la durée.
✅ Ce que toute entreprise devrait exiger avant de signer
Avant d’accepter un contrat de 48 mois, une entreprise devrait systématiquement demander :
- le coût total global sur la durée,
- la valeur réelle du matériel ou du service,
- les conditions exactes de sortie anticipée,
- la possibilité de révision ou d’ajustement,
- une comparaison avec des offres négociées ou mutualisées.
🎯 Conclusion : une durée longue pour sécuriser des marges élevées
Les contrats de 48 mois sont très souvent utilisés pour :
- masquer des tarifs excessifs,
- sécuriser les marges des prestataires,
- verrouiller les entreprises sur la durée.
👉 Heureusement, des alternatives existent :
plateformes de remises, accords négociés, audits de contrats, solutions sans engagement abusif.
Une entreprise bien informée peut réduire fortement ses coûts… sans s’enfermer pendant 4 ans.